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Jim Monson
Originaire
de Minneapolis aux États-Unis, Jim Monson apprend la
gravure sur cuivre avec Mauricio Lasansky, célèbre
artiste argentin, tout en poursuivant ses études. En
1969, son diplôme de professeur en poche, il part à
Paris pour travailler avec S.W.Hayter, artiste anglais. Il
pratique la gravure sur bois en couleur tel que Picasso l'
a fait pour ses linogravures : il coupe le bois chaque fois
qu'une couche de couleur est imprimée. Il expose dans
le monde entier. Jim est l'un des rares artistes en France
qui utilise la technique de la gravure sur bois en couleur.
Cette technique innovante se différentie de la lithographie,
de la sérigraphie et de la taille douce :
- La lithographie : l'image est imprimée à partir
d'une pierre plate.
- La sérigraphie : l'impression est faite à
l'aide d'un écran de soie.
- La taille douce est faite au burin ou à l'eau forte
sur une planche de métal. Tout ce qui est gravé
dans la planche est imprimé.
Avec la gravure sur bois en couleur, au contraire des autres
techniques, tout ce qui est coupé n'imprimera pas.
C'est la surface de la planche qui est imprimée. Celle-ci
a pour principe de couper en réduction pour finir par
détruire la planche. Toutes les images sont faites
avec deux planches en tilleul ; une première pour développer
le fond et ses couleurs indépendantes et une deuxième
pour traiter les objets et les formes. Avant de commencer
à imprimer, il est essentiel que le concept et la solution
en couleur soient bien définis. Le développement
de l'image suit une dernière progression logique ;
tout ce qui est coupé sur la planche avant le premier
passage sous la presse garde le blanc du papier. On commence
par imprimer les couleurs les plus claires comme le jaune,
suivi par la couleur orange etc.
À la fin de l'impression
de chaque épreuve de l'édition avec une certaine
couleur, toutes les formes coupées sur la planche gardent
cette couleur. Pour la transition de couleur chaude en couleur
froide (rouge au vert), la dernière couleur est couverte
par plusieurs couches avec du blanc opaque. Comme les formes
de chaque couleur sont imprimées et ensuite éliminées,
la progression de l'image entraîne la destruction de
la surface de la planche. Après le dernier passage
sous presse, il ne reste plus que quelques formes de la dernière
couleur à imprimer. Le développement de chaque
image prend environ deux mois. Il est alors impossible d'imprimer
plus d'épreuves que la série déjà
faite.
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